Dans cet espace je souhaite exposer les résultats de mes travaux en matière de développement industriel ou de solutions industrielles.

L' Aluminium

      J'ai accepté au début de ma carrière professionnelle un emploi de commercial dans une entreprise qui concevait, façonnait et transformait des demi produits métallurgiques en aluminium pour le bâtiment, l'automobile et l'électroménager. Tous les produits finis qui sortaient de nos ateliers avaient une éventuelle finalité constructive mais toujours décorative. Les installations de traitements de surface représentaient des investissements importants et novateurs.

      Au delà des capacités de façonnage et d'usinage; enlèvement de matière, pliage, profilage ou estampage, les finitions constituaient le point fort de l'entreprise; polisage, anodisation, colorations, application de peintures poudres (polyester, epoxy...) ou liquides (PVDF ou polyuréthane). Vers la fin de cette aventure technologique la société avait investi dans une installation de "Sputtering". Cette technique d'application de molécules métalliques sur des objets en matières plastiques reléguait la galvanoplastie au rang des ancètres. L'intérêt était d'appliquer sur les surfaces des alliages métalliques de toutes sortes au lieu de métaux purs. Le champ des possibles s'élargissait.

      Dans cette entreprise qui intégrait déjà des anciens de Boulle dans ses effectifs technico-commercial je me suis vu confier le démarchage de la clientèle sur Paris du bâtiment. Architectes et décorateurs, entreprises grosses et petites, bureaux d'études étaient à la fête avec le marché du Moyen-Orient. J'ai eu l'occasion de participer à la réalisation de projets très ambitieux et très intéressants sur le plan créatif. Je ne suis pas sûr d'avoir toujours demandé le prix le plus rémunérateur. C'est un peu tard maintenant! Mais sans regret.

Pour les Ministères de l'Intérieur de Jeddah et Taïf en Arabie Saoudite j'ai proposé l'utilisation d'une technique proche de l'eau forte pour réaliser des habillages de portes monumentales ( La première faisait 4 ml de haut par 3,2 ml de large et la deuxième 5 ml par 4 ml ). Sur ces habillages réalisés avec des planches d'aluminium polies anodisées apparaissaient des motifs d'inspiration arabe dans une finition plus mate réalisée par gravure chimique de la surface réservée par un film résistant à l'attaque de la soude. Pour travailler l'aluminium on utlise la soude et pour le cuivre l'acide nitrique. J'ai été le premier à utiliser cette technique sur des dimensions aussi grandes.

Le projet qui fut pour moi le marché du siècle est la fourniture de toutes les cloisons des trois terminaux de l'Aéroport International de Bagdad. Ajoutez à cela l'ensemble des tôleries d'habillage et le vol d'un camion (qu'il a fallut refaire...) j'avais explosé mon chiffre d'affaire. Mon directeur commercial de l'époque avait exigé que je remonte mon offre de prix de 1 % alors qu'à l'époque l'outil informatique n'était pas aussi agile qu'aujourd'hui. Et ce quelques jours avant la remise des offres.

Quand on a eu le marché, nous avons invité le responsable chantier du contractant général à visiter l'usine pour mieux évaluer nos capacités de production et nous l'avons emmené déjeûner dans un restaurant pour routiers...Très sympathique mais un peu bruyant pour discuter technique, timming finances etc... Et pour finir mon directeur commercial déclare au client qu'on était en train de se "casser la figure"...Intéressant non?

J'ai retrouvé des images du S.I.A. qui a dû imploser pendant la guerre du Golfe en 1991 et la dernière contre Saddam Hussein. Le B.I.A. avait d'ailleurs été rebaptisé le S.I.A. pour Saddam International Airport. Et le nom a dû être revu après la chute de Saddam Hussein.

SIA 1

En attendant ce fut le déclic pour envisager un nouveau marché : "Le prêt à monter pour les entreprises". La société avait une collection de "savoir-faire" qui étaient vendus au détail aux demandeurs habituels. Je décidai d'en réunir plusieurs avec la fourniture de matière pour augmenter le panier moyen du client. J'ouvrais un service nouveau sous le regard dubitatif de ma Direction en prospectant particulièrement le monde du mobilier urbain, de la collectivité locale et du publiciste en intégrant la conception des produits finis prêts à poser. Avec ce service je vendais un kilogramme d'aluminium avec trois ou quatre "savoir faire"  au lieu d'un.

 

 

Après le B.I.A. j'ai pu créer avec mon ami de promo à Boulle , Max Benita, un système de stand pour France Télécom. Au début de l'étude on partait sur un projet de quelques petites installations dans les agences du client et on a fini par le salon des télécoms à Hambourg avec un stand de 500 m². Le plus drôle est que nous avons dû répondre à un appel d'offre. Appel d'offre que nous avons gagné haut la main et qui n'avait pas du tout été intégré par ma Direction. Celle ci repoussait régulièrement la réalisation du stand dont la date de livraison était évidemment incompréssible. J'avais dû faire intervenir le Direction de France Télécom pour que la prise de conscience de la mienne puisse se faire. Nous avons donc lancé la fabrication en plein mois de mai avec la gestion en prime des jours fériés et ponts mitoyens. 

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Le principe constructif était un profil d'aluminium extrudé de section ronde intégrant toutes les suggestions de montage par vissage. On a réalisé avec ce demi produit, en version droite ou cintrée, des cloisons, des meubles; vitrines, socles, armoires, bars, etc.

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Dans cet esprit j'ai développé des collections de mobiliers urbains pour un imprimeur de Narbonne qui voulait se mettre en concurrence avec Jean-Claude Decaux, pour un maire de Normandie ou un publiciste. La peur s'est emparée de ma Direction qui a craint la réaction de JC Decaux, donneur d'ordre pour des marchés de sous-traitance industrielle.

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Cet abri est conçu à partir du triangle équilatéral assemblé sur un module de poteau hexagonal qui sert de descente d'eaux pluviales. Le petit module permet de réduire les coûts pour des performances techniques moins ambitieuses mais plus à la portée des petites communes.

Le panneau d'affichage est standard et entre dans toute la gamme des projets personnalisés.

 

 

 

 

Abri Narbonne 2

  Cet abri, destiné à mon imprimeur de Narbonne était fabriqué à partir d'un système constructif en aluminium destiné au marché de la façade d'immeuble et de la cloison modulaire.

  Quelques pièces d'assemblage spécifiques ont été dessinées pour réaliser ce projet. J'avais fait installer ce prototype sur la pelouse de l'entreprise en façade du parking de la Direction. J'ai juste le temps de faire quelques photos avant que cette même Direction ne me le fasse démonter pour le cacher à la vue de J.C. Decaux pour qui nous travaillions en sous-traitance. C'est pas toujours facile de s'assumer...

 

 

     Après ces développements, comme la Direction avait en projet de vendre l'entreprise par petits morceaux, mon nouveau service a été fermé après qu'on m'ai fait dire que je reverrai mes prévisions d'activité à la baisse. Cela n'était pas dans mes objectifs qui étaient optimistes mais j'étais naïf et n'ai point vu le coup venir. Je me suis fait virer 

 

Après mon licenciement, en 1985, j'ai créé mon cabinet de design et à cette occasion j'ai conçu une toiture en métallo-textile (très en vogue aujourd'hui) pour couvrir une ossature bois et réaliser un club house de golf en région midi-pyrennées.

1000 m² d'un seul tenant

L'ossature était utilisée pour créer une gamme de mobiliers urbains; abris bus, panneaux d'affichage, édicules divers, kiosques...

J'en ai retravaillé la toiture rigide et modulaire et développer d'autres branches de la gamme, tel que le tri sélectif, la corbeille de propreté, ou le bac à fleurs en béton lavé.

C'est à cette époque que j'ai commencé à proposer des conteneurs de tri sélectif ( Papiers, verres et métaux...) C'était dans l'air déjà à l'époque (1986) et j'ai pu être sélectionné pour exposer au Salon des Artistes Décorateurs installé en 1987 au Grand Palais de Paris. Je ne suis pas sûr que sans la présence à la présidence de ce SAD de M. Max Garnault (un de mes profs à Boulle et Olivier de Serres) j'aurais été admis à montrer des projets très peu tendance ni très intellectuels. 

Mon gros problème à la fin de l'année 1985 est que mon client principal qui avait eu la mauvaise idée de m'intégrer dans son équipe et moi d'accepter a fini par faire faillite en me cassant net l'élan entreprenarial qui m'avait animé un temps.

Il me fallut donc chercher d'autres revenus très rapidement pour payer la maison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La serrure,

C'est l'univers dans lequel je fis mon entrée en 1986 en intégrant l'équipe commerciale d'un fabricant allemand qui développait sa présence en France. J'ai été recruté sur un quiproquo mais j'y suis resté 6 ans pour y avoir trouvé une activité créative un peu différente de ce que j'avais connu dans l'aluminium et le mobilier urbain, mais assez riche en relations diverses. Les architectes de renoms, l'implication directe dans l'élaboration des dispositifs de contrôle d'accès, une technologie que je ne connaissais pas du tout. J'y ai défendu les fameuses poignées de porte sur toutes sortes de chantiers, privés et publics, j'ai participé au développement du design des produits ( Poignées Mendini alliant inox et aluminium pour l'hôtel Y At de Roissy, Vasconi etc...).

Quittant les allemands pour cause de désaccord intellectuel j'ai intégré un industriel israelien spécialiste de la serrure également mais plus orienté vers le marché de détail. Le projet avait du charme sur le marché français des distributeurs régionaux et des serruriers de ville qui constituent une population très attachante mais difficile à suivre. De plus j'étais assez peu doué en anglais et ce fut un handicape sévère finalement. 

Aussi j'ai intégré l'équipe cette fois d'un fabricant français bien connu pour ses produits vieillots mais chers. Comme je ne trouvais pas ma place dans ce grand bazard on m'a chargé d'étudier un nouveau système de contrôle d'accès de proximité initié par La Poste; je veux parler du système VIGIK, contrôle d'accès à code évolutif permettant l'entrée aux personnels des services aux habitants d'immeubles collectifs selon des jours, heures et périodes concertées. J'avais mis au point un lecteur de badge pour le compte de l'industriel, ce lecteur a été validé par le laboratoire d'essai  de La Poste dont le cahier des charges comprenait des impératifs de résistance aux agressions de toutes sortes et des exigences de capacité de lecture du badge à une distance relativement grande ( Le facteur est un travailleur pressé à notre époque par les impératifs économiques.) L'électronique était développée par différents acteurs spécialisés et notre partenaire avait développé un matériel assez complet et pratique.

J'ai donc proposé ce modèle

DFG-Lecteur VIGIK2

Une dalle de polycarbonate pour le transparent ou acrylique

pour les aspects colorés façon pierre (Granit bleu, rouge ou pierre)

L'encadrement en inox renforçait le tout contre les agressions et 

n'empêchait pas le dialogue entre carte et lecteur.

 

A la suite de ça un des fabricant retenu à eu la bonne idée d'intégrer le lecteur dans le percement des plaques de portier réservé au cylindre à clé réservé au facteur. Toute la donne en a été modifiée et mon cas a été simplifié par le renvoi à l'ANPE de l'époque. (à suivre)